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Julian Barnes tire sa révérence : “Un roman parfait, on sait tous que ça n’existe pas”

7 février 20261
Julian Barnes tire sa révérence : “Un roman parfait, on sait tous que ça n’existe pas”
Quelques jours après avoir célébré ses 80 ans, le 19 janvier dernier, Julian Barnes publie Départ(s) au Royaume-Uni, en France et dans plusieurs autres pays. L’écrivain britannique présente cet ouvrage comme son dernier livre et l’a écrit comme tel. À la croisée de la fiction et de la non-fiction, Départ(s) adopte une forme hybride chère à Barnes. Le narrateur, qui porte le même nom que l’auteur, partage avec lui des obsessions bien connues des lecteurs français depuis Le Perroquet de Flaubert (prix Médicis essai, 1986) : la mémoire et ses pièges, le passage du temps, l’amour, et la manière dont le cerveau façonne les récits. Le livre est constitué de méditations fragmentées sur les souvenirs et la finitude, entrelacées avec l’histoire de deux amis, Jean et Stephen. À quarante ans d’intervalle, le narrateur a joué les entremetteurs dans leur relation. Tous deux aujourd’hui disparus, « Jules » choisit de s’affranchir de la promesse qu’il leur avait faite de ne jamais écrire à leur sujet. Avec Départ(s), Julian Barnes signe un texte d’une grande sobriété, lucide et profondément humain, qui résonne comme un adieu littéraire sans emphase fidèle à sa conviction : le roman parfait n’existe pas, mais certains livres savent toucher juste.
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